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TENSION DU GREEMENT EN TETE

Le haut du mât doit être à la perpendiculaire verticale du bateau. Il est nécessaire d'utiliser la drisse de Grandvoile pour mesurer soigneusement la distance à un point fixe symétriquement de chaque côté. Régler les ridoirs de galhaubans à la main pour centrer la tête de mât.
Les haubans peuvent alors être raidis en prenant environ 3 tours à la fois sur les ridoirs de chaque côté. Ceci garantit que la tête de mât reste dans l'axe jusqu'au réglage final et l'application de la tension requise. La tension de l'étai avant et du paratas doit être autant que faire se peut la même tension que celle des haubans et donner une quête de 1° à 1°5. Cette quête améliore la performance au près et maintient le gréement en position correcte lorsque les voiles sont pleines. Pour un mât de 10 mètres, la tête de mât doit être à environ 20cm vers l'arrière.
La quête du mât détermine aussi si le bateau sera ardent ou mou. Plus il y a de quête et plus le bateau sera ardent et vice-versa. Il est toujours souhaitable, pour une bonne performance et la facilité de la manoeuvre que le bateau soit ardent. En cas de gréement à deux barres de flèche, il faut alors raidir les intermédiaires. Leur tension doit être légèrement moindre que celle des galhaubans pour laisser au mât une courbe naturelle et prendre en compte l'allongement des haubans.
Vérifier l'alignement du mât en regardant le long de la gorge. Lorsque la configuration du mât est correcte, procéder à la tension des bas-haubans avant et arrière ou des bas-haubans et du bas-étai. Certaines classes de voiliers possèdent des informations spécifiques pour la tension du gréement et les mesures qui peuvent complémenter ces notes.

 

TENSION DU GREEMENT EN TETE
à barres de flèches poussantes

Les barres de flèche poussantes supportent le mât non seulement latéralement mais aussi longitudinalement. Avec l'augmentation de la tension, le mât est poussé vers l'avant au niveau des barres de flèche créant une courbure. Il est essentiel de procéder par étapes pour obtenir quête, courbure et tension correctes.
Commencer par les galhaubans pour centrer le mât (voir la section "TENSION DU GREEMENT EN TETE DE MAT"). Régler la quête avec l'étai puis tendre le pataras pour obtenir la courbure requise. Travailler à partir de la tête de mât en prenant environ deux tours de ridoirs sur les galhaubans à la fois, suivi des bas-haubans et des intermédiaires. Reprendre à partir des galhaubans et recommencer jusqu'à ce que le gréement soit sous la tension requise. La tension requise ne peut être déterminée qu'au cours d'essais sous voiles, mais chaque hauban devra être plutôt ferme sans être raide ( voir "TENSION DU GREEMENT EN TETE POUR LA SECURITE ET LA PERFORMANCE"). Vérifier régulièremenr l'alignement vertical le long de la gorge.

 

TENSION DU GREEMENT FRACTIONNE
à barres de flèche poussantes

Régler l'étai pour obtenir la quête requise. Chaque galhauban devra ensuite être raidi de deux ou trois tours de ridoir en vérifiant la verticale du mât. Avec l'accroîssement de la tension le mât est poussé vers l'avant créant le cintre. Le cas échéant, raidir les bas-haubans et les intermédiaires ce qui va réduire le cintre. Un léger cintre permanent est cependant souhaitable. Laisser une flèche de 6 à 7 cm. Les galhaubans, les intermédiaires et les bas-haubans doivent alors être tendus.
Les paratas sont réglés en dernier car ils travaillent en opposition du reste du gréement. Lorsque l'angle arrière des barres de flèche est inférieur à 15°, la tension des paratas requise est plus importante afin de mieux supporter le mât vers l'arrière.
Dans le cas où l'angle arrière des barres de flèche est supérieur à 15°, les barres de flèche supportent aussi le mât dans le sens longitudinal et la tension des paratas n'est pas nécessairement aussi élevée. Par contre, il est nécessaire de veiller à limiter sa course afin d'éviter toute inversion du mât.